AMBULANCIER(.E) pour une INTEGRATION à la FILIERE SOIGNANTE

Ambulancier, Ambulancière,

La crise du COVID a mis en lumière cette profession essentielle au bon fonctionnement des établissements de soins.Mais quel constat au quotidien ? Ces agents et plus largement tous les ambulanciers hospitaliers sont considérés aujourd’hui comme des personnels ouvriers relevant de la filière technique, sous la tutelle du Ministère des Transports .Il s’agit d’un anachronisme qui aujourd’hui constitue une injustice au regard des tâches qu’ils effectuent quotidiennement et de la qualification qu’ils acquièrent sur le terrain. Les ambulancier.e.s sont soumis.e. à une polyvalence qui s’accentue sans aucune reconnaissance de leur qualification. Les ambulancier.e.s affecté.e.s au SAMU, au SMUR ou au transport des patient.e.s sont rattaché.e.s à l’hôtellerie, à la logistique, au transport, aux services de soins, aux urgences … De plus, les ambulancier.e.s effectuent diverses tâches qui n’ont absolument aucun rapport avec le transport et l’assistance aux patient.e.s… Ils/elles peuvent être sollicité.e.s pour le transport de courrier, de colis, pour faire de la régulation (PARM), de la navette, du transport à la morgue… C’est donc souvent du grand n’importe quoi ! Pour la CGT, les ambulancier.e.s doivent rester dans le coeur de leur métier ! Ce métier complexe comprend également des activités de régulation de transport, transport de personnes à mobilité réduite, transport psychiatrique, ambulance bariatrique, contrôle de facturation, activités administratives liées au transport sanitaire enseignement (gestes au premier secours) ect…

De plus en plus de salarié.e.s des services de transports sanitaires sont des précaires. L’ambulancier.e, dont le référentiel métier est très riche, subit une non-reconnaissance institutionnelle de sa profession, bien souvent dûe à une volonté politique de ne pas créer de métiers supplémentaires et surtout, avec une approche comptable de cette activité. Aujourd’hui,nous pouvons affirmer que l’ambulancier.e est un maillon incontournable du soin, qu’il soit du SMUR ou non. Les techniques évoluent dans la prise en charge des patient.e.s. Il en résulte des glissements de tâches que les ambulancier.e.s assument au quotidien, en plus de leurs missions premières. Là non plus ,pas de reconnaissance, ni de formations, sans parler des fameux gestes infirmiers pourtant régulièrement demandés aux ambulanciers,Les ambulanciers participent ainsi à la réalisation des électrocardiogrammes, à la préparation des perfusions ou à d’autres gestes qui leur sont normalement interdits par la législation mais où leur implication est indispensable pour le bien des patients.

Nous réclamons donc :

Une refonte totale de la formation en adéquation avec la réalité du terrain,

Une réingénierie de la profession et la mise en oeuvre d’un plan de formation national ambitieux qui conduirait à une véritable reconnaissance du métier de technicien.ne paramédical.e en accord avec l’ordonnance 2009-1585 du 17 décembre 2009 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles requises pour l’exercice des professions médicales, pharmaceutiques et paramédicales dans laquelle est inscrite la profession d’ambulancier.e,

La création d’une grille indiciaire spécifique,

La reconnaissance de la pénibilité pour la retraite à 55 ans,

Un salaire de départ à 1,6 fois le SMIC avec doublement sur la carrière compte tenu de la spécificité de la profession (travail en horaires décalés, de nuit, les week-ends et jours fériés…).

Les ambulanciers réclament depuis des années leur intégration dans la filière soignante pour une vraie reconnaissance de leur métier. D’ailleurs, ils sont nombreux à passer les concours pour entrer dans les écoles d’aides-soignantes ou d’infirmières où ils réussissent brillamment du fait de leur expérience accumulée sur le terrain.
Ils font partie de ce qu’on désigne aujourd’hui comme les « premiers de corvée », mal payés, non reconnus, trop souvent invisibles mais indispensables. Et dans notre domaine, indispensables pour sauver des vies.

Leurs revendications sont légitimes et il est essentiel que dans le cadre des négociations que nous demandons sur la revalorisation des carrières, ils obtiennent enfin satisfaction. Faisons entendre notre voix, portons haut et fort nos revendications, défendons notre travail !!!

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